Les petites histoires de la Divide, jour 11

Au petit matin Fred et Neil animent un atelier CAA (chambre à air pour les non-cyclistes qui nous lisent). Si leurs rustines sont aussi bien collées que mes petits yeux encore tout endormis, ils devraient pouvoir faire un tour du monde sans souci.

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Pendant ce temps Sophie, la fille de Thierry, nous prépare des pancakes mais on attendra que les deux compères de la veille soient partis pour dresser la table. Ça aurait été une torture pour eux qui partaient le ventre vide. Mais ils allaient trouver une boulangerie à quelques kilomètres de là.

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Quand je vous disais que j’avais encore les yeux tout collés… Par contre fallait vite prendre la photo parce que Thierry lorgnait sérieusement sur la pile de pancakes !!

Il est temps de décoller mais avant ça, Samuel se prépare pour la photo officielle du coq chez Bike a Lot.
J’en profite pour remercier chaleureusement (d’ailleurs, aussi chaudement que le thermomètre indiquait lorsque l’on était chez eux) Thierry et toute sa petite famille pour leur accueil durant ces quelques jours. C’était très difficile de partir ! Mais la chasse aux Pokémons n’attend pas !

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On part donc sur le tracé de la French Divide en sens inverse, y’en a 2-3 qui ne sont pas loin… On se retrouve à Boissière, on fait un peu de tourisme au passage… On dirait une carte postale ce petit village !

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pokemonvertEt là je vous le donne en mille ! Un Pokémon !! C’est à la petite supérette du village avant d’arriver au checkpoint de Bike a Lot qu’on l’a trouvé ! Un beau spécimen de Sylvain tout vert avec le sourire jusqu’aux oreilles. Et maintenant on sait aussi pourquoi tous les participants qui étaient dans le coin mais prenaient un temps fou avant d’arriver chez Thierry, ils étaient en train de se remplir les poches de victuailles !

 

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Le commerçant nous indique des tables à l’ombre sur le terrain de pétanque pour pique-niquer. C’est sur le tracé en plus alors on en verra arriver d’autres ! Charles arrive avec le chant des cigales en fond mais n’a pas très faim. Il a dévoré 6 petits pains au chocolat (ou chocolatines, je sais pas trop où commence le sud… ;))

« J’ai mangé trop de pains au chocolat ce matin, dans la descente là, ils sont tous remontés… »

 

On les voit repartir et à quelques kilomètres ils seront chez Thierry. Nous on trace la route vers le pays basque… on évite au maximum l’autoroute pour profiter du paysage. Je découvre pour la première fois les Pyrénées. Il y a des nuages qui grattent les cîmes, c’est tellement mystique, c’est beau ! Et je trouve ici que les montagnes ressemblent au design du jersey de la French Divide… ce dégradé de verts bleutés. (en un peu moins plat, j’avoue)

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On arrive à Mendionde vers 20h après 5h de route pile à l’heure pour l’apéro !
Lionel a déjà accueilli Ben la veille puis Steve et Craig le matin même.

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On se pose à peine au gîte que Jérôme, le patron du resto nous appelle pour nous dire que Joan est arrivé. Hop, on chope les appareils photo, le tampon de validation et c’est parti !

Lionel conduit, heureusement, parce qu’il est facile de se perdre dans les montagnes noires et sinueuses des Pyrénées. Et elles ne sont pas rigolotes en tant que passager, j’en avais encore la gerbe de l’aller…

Nous retrouvons Joan (SP) et il avait déjà eu le temps de prendre une douche. Il est tout frais. On ne dirait pas qu’il vient de faire 2100 km dont les derniers dans le noir des Pyrénées. « Tant pis pour la nuit, je devais arriver. On est quel jour aujourd’hui ? »

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Craig (NZ) et Steve (UK) nous rejoignent et partagent leur expérience. Steve nous avoue qu’il ne parle pas français du coup il roule avec des gens qui parlent français. Tout d’abord avec Clément jusqu’à Toulouse puis Craig mais avec ce dernier il ne mangeait que des glaces… et dormait dans les cimetières.

« Cimeteries are fantastic! »

Entre le calme, la fraîcheur et l’eau toujours disponible, les cimetières ont été une révélation pour le néo-zélandais.

À chaque croisement ils se demandaient « Where is the big hill? » (où est la grande montagne). Ils savaient qu’ils passeraient toujours sur la plus haute, mais plusieurs fois ils se sont fait avoir et ont dû faire demi-tour.

Tous ont été sensibles aux conditions météo mais pas aux mêmes choses, le chaud, le froid, l’humidité, chacun le vit différemment. Et cela dépend beaucoup de l’origine des participants.

À demain pour encore plus de finishers heureux !

 

 

 

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